Vous avez besoin de la bonne équipe pour élaborer un plan de gestion des actifs efficace et le mettre en œuvre. D’après notre expérience, la bonne équipe comprend des gestionnaires de projet, des spécialistes en gestion des actifs et des experts en technologie.
Une bonne équipe et une bonne vision vous empêchent de mettre en œuvre aveuglément de nouvelles technologies pour ainsi éviter que vos initiatives de transformation numérique ou de gestion des actifs n’offrent pas les résultats escomptés. Ces trois pôles d’excellence collaborent pour que la valeur visée soit atteinte grâce à la mise en œuvre du plan de gestion des actifs.
Une évaluation systématique des risques doit être effectuée, une fois que la bonne équipe est en place. L’atténuation des risques suit une approche structurée qui tient compte de la fiabilité et des risques de défaillance. Pour une telle évaluation, il faut prendre le temps nécessaire et faire ses devoirs. Même si cela peut s’avérer difficile, il est également plus constructif et utile de creuser davantage pour déterminer et traiter la cause fondamentale du problème. Une fois que vous connaîtrez la cause fondamentale, vous pourrez réfléchir à des plans d’action pour atténuer ces risques en recourant à de nouvelles personnes, de nouveaux processus et des solutions technologiques.
Après avoir recensé les solutions potentielles, vous devrez prioriser certaines initiatives pour obtenir un résultat optimal. De même, l’ordre de priorité doit être établi de manière structurée, afin de quantifier les efforts à déployer ainsi que de mesurer l’efficacité et l’impact organisationnel de l’initiative selon le risque à atténuer.
Pour comprendre l’importance d’une gestion efficace des actifs, examinons le calendrier de réfection d’un four. Au fil du temps, l’équipement se détériore et le risque de défaillance augmente. Éventuellement, ce risque atteint un niveau maximal acceptable, en théorie. Le niveau maximal acceptable est habituellement fondé sur l’expérience, sur l’analyse des données ou des cas précédents, mais il est rarement défini avec précision et il peut varier. Lorsque ce niveau maximal acceptable est atteint, il est nécessaire de reconstruire le four ou d’investir dans une réfection majeure.
Toutefois, ce modèle est de moins en moins populaire parce qu’une valeur importante est négligée. De plus, les exploitants reconnaissent les avantages de comprendre la santé de leurs actifs, d’apporter des améliorations à la conception et d’améliorer la surveillance ainsi que les pratiques d’exploitation et d’entretien.
En misant sur les bonnes personnes, les bons processus et les contrôles technologiques comme le suggère la gestion des actifs fondée sur les risques, vous serez mieux en mesure de comprendre et de gérer les risques liés à vos actifs. Et vous pourrez ensuite prendre des décisions qui optimisent la valeur de vos actifs tout au long de leur cycle de vie : prolonger leur durée de vie, réduire les temps d’arrêt et, parfois, augmenter leur rendement.
Les résultats sont au rendez-vous. La durée de vie utile de l’équipement dont l’intégrité est essentielle a triplé. Des réfections coûtant des dizaines de millions de dollars et d’importants arrêts de production ont pu être reportés. Et surtout, des entreprises ont complètement changé leur façon de voir leurs actifs – de consommables à maintenables –, ce qui leur a permis d’accroître leur rentabilité, leur fiabilité et leur résilience.