Relever les défis des déplacements non motorisés parallèles et perpendiculaires aux voies ferrées du Cap (Addressing non-motorised transport movement along and across railway lines in the city of Cape Town) (en anglais seulement)

Auteur(s) : Y. Venter, L. Hermant, K. Shirley, E. Tukushe et T. Kok
33e conférence annuelle des transports de l’Afrique australe, 7 juillet

Résumé

Les piétons qui traversent les voies ferrées en Afrique du Sud, plus particulièrement au Cap, ont de nombreuses raisons de le faire. Même si les piétons adoptent généralement ce comportement parce que les voies ferrées font partie de leur ligne de désir et qu’elles se trouvent sur le chemin, il n’en demeure pas moins qu’il est illégal et dangereux de traverser les voies ferrées et que ce comportement cause un nombre important de blessures et de décès dans le réseau ferroviaire de la ville. De tels incidents qui surviennent le long des voies ferrées perturbent grandement la circulation des trains, ce qui a des répercussions négatives sur la croissance économique de la ville.

Le présent article décrit une enquête sur les déplacements non motorisés parallèles et perpendiculaires aux voies ferrées dans les limites de la ville du Cap. Cette enquête a été réalisée à l’aide de techniques novatrices fondées sur la vidéo et en appliquant les méthodes de cartographie SIG. Elle a relevé plusieurs « points chauds » où il fallait d’urgence appliquer divers types de recommandations ou de stratégies d’intervention pour améliorer la sécurité des piétons et assurer un service ferroviaire ininterrompu. Les stratégies d’intervention proposées sont issues des meilleures pratiques internationales, mais adaptées à la culture piétonnière unique de l’Afrique du Sud.

L’article met l’accent sur une étude de cas spéciale, le passage à niveau Nomzamo, car elle illustre l’incapacité du service d’urbanisme de la ville à prendre en compte les répercussions de l’aménagement de parcs immobiliers à proximité de voies ferrées. Cette étude de cas est un exemple de parc immobilier social à grande échelle qui a été aménagé le long d’une voie ferrée sans tenir compte des lignes de désir des déplacements non motorisés qui se sont matérialisés à cet endroit. Actuellement, environ 3 000 piétons traversent la voie ferrée à Nomzamo durant la période de pointe du matin (près de deux heures et demie), y compris des universitaires et des cyclistes.