Mère Nature nous a ouvert les yeux en cette année du 50e anniversaire de la Journée de la Terre. Elle nous a donné un aperçu d’un avenir qui sera difficile à ignorer une fois que nous aurons repris le contrôle de nos systèmes de santé et économiques, et que nous nous serons adaptés à une « nouvelle normalité ».
Dotés d’une meilleure compréhension des répercussions de nos comportements individuels et collectifs et de données probantes inédites sur les possibilités, nous devons nous concentrer sur l’élimination de tous les obstacles qui nous empêchent d’emprunter les voies les plus durables.
En plus d’avoir des répercussions considérables sur la santé et l’économie, la pandémie de COVID-19 s’est avérée une expérience climatique plutôt révélatrice à l’échelle mondiale. Voici trois choses importantes que nous avons apprises sur nous-mêmes et sur notre planète en 2020 :
Lorsqu’il s’agit de procéder à des changements respectueux du climat, des obstacles liés à la gouvernance et d’autres obstacles structurels demeurent dans les économies développées et en développement. Par exemple, nous avons encore de la difficulté à financer et à mettre au point des solutions de rechange à la production au diesel dans le nord du Canada, malgré la disponibilité de technologies énergétiques à faibles émissions de carbone et de grandes capacités techniques. Une solution simple, démontrée par une équipe de jeunes analystes novateurs, consiste à intégrer les coûts de transport du diesel pendant la durée de vie des centrales au diesel nouvelles ou remises à neuf à l’analyse des investissements dans les technologies d’énergie de remplacement. En Afrique du Sud, l’incertitude politique et le rendement des services publics nationaux nuisent au plein déploiement de l’investissement de 15 milliards de dollars américains dans le cadre du programme novateur d’approvisionnement pour les producteurs autonomes d’énergie renouvelable (REIPPPP).
Il est certain que nous pouvons modifier les cadres stratégiques et les mécanismes de financement que nous avons élaborés en fonction des conditions économiques antérieures pour répondre aux conditions actuelles.
Nous avons la vision, les connaissances, les technologies et les compétences nécessaires pour créer un monde décarbonisé. Et nous sommes plus connectés virtuellement que jamais. Profitons du confinement pour concevoir des solutions transformationnelles aux changements climatiques afin qu’une fois que nous sortirons de chez nous – même hirsutes et barbus – nous puissions tout de suite les mettre en œuvre.