Libérer la confiance : Partie 1
Mettre au jour des préjugés dans la détermination des parties prenantes
Plus qu’un diagramme ou une liste de noms, un schéma des parties prenantes révèle le réseau complexe de relations, de motivations et d’expériences vécues qui façonnent l’interaction d’une communauté avec un projet.’ Lorsqu’il est mis en œuvre efficacement, ce schéma clarifie la dynamique sociale, les sous-courants politiques influents et la cohésion communautaire dès les premières étapes de la planification et maintient l’harmonisation des parties prenantes.
Cependant, les projets existent dans des cadres dynamiques. Les projets complexes d’infrastructures, d’énergie et d’exploitation minière s’entremêlent à des réalités sociales établies ancrées dans des expériences vécues; il est donc essentiel d’établir des bases solides.’
Pour ce faire, nous devons rencontrer les communautés où elles ’se trouvent. Nous devons nous enraciner, en tant qu’experts de nos domaines, dans une interprétation commune de la réalité sociale.
Quatre principes qui libèrent le plein potentiel de la détermination des parties prenantes
Distinguer l’identification des parties prenantes de l’analyse des risques.Trop souvent, ces étapes sont floues. L’identification des parties prenantes consiste à comprendre les acteurs sociaux et —leurs rôles, réseaux et interactions. En revanche, l’analyse des risques s’appuie sur cette compréhension pour évaluer les perturbations ou les possibilités. En l’absence d’un schéma exhaustif des parties prenantes, l’évaluation des risques devient une conjecture. La clarté à cette étape mène à la précision en aval.
Poser les bonnes questions au bon moment.Les entrevues sur le terrain ne sont pas qu’une liste à cocher. Elles exigent de la curiosité, de l’empathie et une capacité d’adaptation. Commencez par des conversations plus générales pour vous orienter dans le contexte, puis mobilisez les principales parties prenantes au moyen de questions ciblées et évolutives. L’écoute —réelle —révèle les motivations, les tensions et les facteurs sous-jacents du comportement. Cette approche adaptative jette les bases d’un engagement significatif.
Établir des profils des parties prenantes au fil du temps.
Les profils ne sont pas ’des instantanés; ils ’sont des récits en cours. Pour ce faire, il faut synthétiser les connaissances dans de multiples interactions et noter les changements dans le discours, les alliances et l’influence. Des variables clés —comme la capacité de mobilisation, le pouvoir rassembleur, les affiliations politiques ou même des éléments de l’histoire personnelle —sont au cœur de ces profils. Cette compréhension en évolution renforce la planification des scénarios et améliore la prospective stratégique.
Comprendre les motivations et suivre leur évolution.Les parties prenantes ne sont pas statiques.’ Leurs motivations —rationnelles, émotionnelles, collectives et individuelles—changent en réponse aux événements, aux discours et aux perceptions. Le suivi de ces changements nécessite une vigilance et des outils structurés : entrevues continues, analyse des médias et observation directe. Cela permet une mobilisation proactive et une stratégie adaptative, ce qui permet de maintenir la résilience des projets dans un contexte social en évolution.
Un schéma des parties prenantes n’est pas une formalité, mais un aperçu stratégique.’—’
Un schéma rigoureux des parties prenantes permet aux équipes d’harmoniser leurs stratégies avec l’évolution du contexte. Il permet aux décideurs d’anticiper les risques, de s’adapter aux alliances changeantes et de tirer parti d’occasions qui pourraient autrement rester dans l’ombre.
Pour exploiter efficacement cet outil, nous devons l’aborder avec discipline et sensibilité. Pour ce faire, il faut intégrer les connaissances issues des pratiques de gestion et des sciences sociales :
- Du point de vue de la direction, l’engagement des parties prenantes va au-delà du paradigme des actionnaires et englobe un écosystème plus vaste d’intérêts. La prise de décisions éthiques et les pratiques inclusives sont essentielles pour renforcer la légitimité et l’acceptabilité sociale.
- Du point de vue des sciences sociales, le paysage est façonné par de nouveaux mouvements sociaux, la réaffirmation des droits de la personne, l’urgence du changement climatique et l’évolution des récits d’identité et d’appartenance. Les émotions, autrefois périphériques dans l’analyse sociopolitique, sont aujourd’hui au cœur de la compréhension des motivations et des alliances.
Ces renseignements convergent dans le schéma des parties prenantes, ce qui révèle non seulement qui participe, mais aussi comment ces parties pensent, ressentent et agissent, —et pourquoi.

Repenser les connaissances comme voie d’action
Pour influencer la façon des communautés de percevoir un projet et d’interagir avec celui-ci, nous devons d’abord en comprendre le contexte, soit —ses particularités sociales, politiques et émotionnelles. Cette compréhension n’est ’pas un luxe, elle est ’une nécessité pour les projets qui visent à créer de la valeur économique avec un impact social durable.
Chez Hatch, nous croyons qu’il faut aller au-delà des objectifs d’affaires. Notre approche intègre une expertise technique approfondie et une vision sociale, ce qui permet aux communautés de prospérer parallèlement aux projets. Communiquez avec nous pour découvrir comment nous accompagnons nos clients afin de préparer une feuille de route qui favorise une prospérité et une résilience communes. Restez à l’affût de la partie 2 de la série Libérer la confiance.’
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Cette série est plus qu’une méthodologie,—c’est aussi un engagement à laisser un héritage durable.’ Un héritage bâti non seulement sur des infrastructures physiques, mais aussi sur des communautés plus fortes et plus résilientes.
Dans la partie 1, nous explorons les pratiques, les outils et les stratégies qui s’adaptent aux réalités complexes de nos projets, tout en nous intéressant aux défis sociaux plus vastes auxquels nous sommes tous confrontés aujourd’hui.
